| SONNET N°1 |

La nuit tombe et je songe à nos cœurs enlacés,

Sombrement prisonniers d’un amour irréel

Qui ne vivra jamais que dans l’humble querelle

Embrasée mille fois par sa seule amitié.


Amoureux éconduit par Vénus au tourment,

Dans ma triste infortune ai promis chasteté

Et goûte à la platonique fidélité

Qui du parfum de chair s’émancipe un instant.


Le corps a ses raisons que la raison ignore.

Et s’il faut renoncer à l’étreinte charnelle,

En liant nos âmes je scellerais mon sort.


Soudain de mes blessures s’évade un refrain:

Si je ne puis seulement être son amant,

Je donnerais mes jours pour prolonger les siens.

Poème écrit en mai 2014.

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