| SONNET N°3 |

Je n’ai, ma douce, hélas, rien d’autre à vous offrir

Que mes plus chaudes larmes ; et le triste tourment

Où vous jetez mon âme depuis si longtemps

N’aura raison d’un cœur qui à vous plaire aspire.

Je vis pour vous servir et toujours vous aimer.
Je gravirai les monts, je défierai les cieux,
Renierai père et mère pour conquérir vos yeux

Et goûter un instant votre sein adoré.

Que je souffre, Madame, de ma condition !
Je vous parle haletant, vous implore à genoux,
D’essuyer de vos doigts la sueur de mon front,

Et d’accorder céans l’entretien le plus doux
À l’orgueilleux amant, sans fortune ni rang,

Qui n’a pour seul désir que d’être votre époux.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s